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Tout au long du Circuit Touristique du Trégor – Côte d’Ajoncs, découvrez nos richesses architecturales : cathédrale, manoirs, chapelles, lavoirs et croix de chemin se laisseront visiter ou plus simplement apercevoir.

A Camlez

Les Mottes Féodales de Croas-Husto et de Kerham, remontent au Moyen-Âge et constituent l’assise des châteaux féodaux. Malheureusement, ces vestiges ont subit les effets du remembrement dans les années 70 et se sont retrouvées tronquées en plusieurs endroits.

L’Eglise Saint-Trémeur. L’enclos du cimetière et son entrée principale proviennent du château de Kerham. Il s’agit sans doute d’un don de la famille Boussougan. La cloche de l’église primitive, cachée pendant les guerres de Religion, est retrouvée peu de temps avant la reconstruction en 1714. Cette église, dédiée à saint Trémeur, patron de Camlez dont le culte est souvent lié à celui de saint Gildas, est terminée en 1891.

La Chapelle Saint-Nicolas, dite « de Kervoenan » dans les archives, est reconstruite en 1824 après avoir été reconnue par le gouvernement en 1818. Elle remplace certainement la chapelle Coz du château de Kerham, et abrite les statues de saint Nicolas et de la Vierge. Le sanctuaire est à nouveau rénové et béni en 1922 par M. Gonidec, recteur de Camlez. A l’intérieur de l’enclos de la chapelle Saint-Nicolas se trouve la Stèle de la fécondité mesurant 1,50 mètres de hauteur et datant de l’âge du Fer. Selon la tradition, celle-ci aurait le pouvoir de rendre la fécondité aux femmes et de faire marcher précocement les enfants venus se frotter contre elle.


A Coatréven

La Chapelle de Lochrist est édifiée par les seigneurs de Botil. La présence d’un village et d’une chapelle portant le nom de Lochrist est fréquemment liée à l’existence d’ordres militaires sur le site. Le bâtiment actuel ne date que de 1852, mais les fenestrages et les vitraux du XVème siècle sont conservés. Cette chapelle possède un chevet à pans coupés aveugles.

L’Eglise Saint-Pierre. Le clocher-pignon à balustrade de 1743, desservi par une tourelle d’escalier et surmonté d’un dôme, est un élément architectural typiquement trégorois. D’ailleurs, le bâiment est inscrit aux Monuments Historiques. L’église conserve par ailleurs son enclos paroissial et son cimetière, qui comprend la tombe de l’abbé Rumeur, considéré comme un saint homme. La tradition prétend qu’il convient d’y asseoir les enfants qui tardent à marcher.


A Lanmérin

La Chapelle Saint-Jérôme, dont la construction débute lors du rattachement du duché de Bretagne au royaume de France, c’est-à-dire à la fin du règne d’Anne de Bretagne, et s’achève en 1535. Le propriétaire du Manoir de la Salle, demeure à proximité de la chapelle, est à l’origine du projet et choisit saint Jérôme comme protecteur de l’édifice. Les sculptures de la charpente évoquent la place de l’homme dans l’univers, ainsi que les souffrances du Christ. Les thèmes de la vigne, des sept péchés capitaux et de la Passion du Christ y sont développés. La qualité de ce tout petit bâti lui permet d’être classé Monument Historique en 1930.

 

L’Eglise Saint-Mérin est en partie reconstruite au XVIIIème et au début du XXème siècles. Elle est dédiée à saint Mérin, disciple de saint Tugdual, le fondateur de Tréguier. Saint Mérin est également appelé sant Vilin en breton. L’église possède un clocher à balustrade avec escalier d’accès encastré dans l’épaisseur du mur de soutien, et conserve toujours son enclos et son cimetière.

 



Le Petit Patrimoine.
Le circuit touristique du Trégor – Côte d’Ajoncs vous permettra de découvrir de nombreux d’anciens moulins en ruine, les fontaines St Jean et Kerfant avec leurs petits lavoirs attenants, des croix de chemin et calvaires, ainsi qu’un pont gallo-romain. Remontant au Ier siècle, ce pont de granit au dessus du Guindy était à l’origine sur le tracé d’une voie romaine. Cette dernière est à présent en partie supprimée.



A Minihy-Tréguier

L’Eglise Saint-Yves, bâtie sur l’emplacement de l’ancienne chapelle du manoir de Kermartin, propriété de la famille Héloury (St Yves). Elle abrite une remarquable toile peinte où figure le testament de Saint-Yves, et plusieurs statues en bois polychrome remontant eu XVème siècle, dont le groupe «St Yves entre le riche et le pauvre». Vous y trouverez également une chaire datant du XVIIème siècle. A voir à l’extérieur, un autel en granit du XVème siècle, dit «le tombeau» et sous lequel les pèlerins passaient autrefois à genoux pour voir leurs vœux se réaliser.

La Chapellenie de Saint-Yves, commandité par Jean de Kermartin, fut construite pour le gardiennage de l’ancienne chapelle au XIVème siècle. Elle comporte sur sa cheminée des coquilles Saint-Jacques, qu’il est possible de rapprocher de la demeure voisine, bâtie sur les terres de Kermartin par les Héloury pour les pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle. Le site servi également d’hospice pour les pauvres.

Le Colombier de Kermartin. Seul vestige du manoir de Kermartin, dont les terres sont situées à quelques centaines de mètres du bourg, se dresse le plus ancien colombier du département (XIIIème siècle). Il comporte 750 boulins, trous dans le mur qui servent de nids aux pigeons, ce qui est relativement important et dénote d’un domaine important.

L’Aqueduc du Guindy, construit au XVIIème siècle afin d’amener l’eau courante à la ville de Tréguier.

Manoirs et Moulins. Au détour d’un chemin, lors d’agréables balades le long du Jaudy ou du Guindy, vous pourrez observer quelques 14 manoirs disséminés sur la commune : Mezaubran, Kerpuns, Keroudot, Du Merdy, Troguindy, Kernabat, Saint Renaud, etc.
Vestiges de la présence passée teilleurs de lin à Minihy, quelques moulins dont certains étaient encore en activité jusqu’en 1950 campent toujours sur les rives du Guindy. Ce regroupement d’artisans formait un village appelé «Le Guindy».


A Penvénan

La Chapelle Notre-Dame à Port-Blanc. Découvrez l’âme du village de Port-Blanc en admirant cette pittoresque chapelle à demi-enterrée, et dont la configuration particulière reflète l’histoire de Port-Blanc. Simple tour de guet au XIIIème siècle, ce n’est qu’à la fin du XVème siècle que son rôle religieux prime sur le rôle défensif, et un nouveau chœur est ensuite construit, au XVIème siècle. La chapelle est classée Monument Historique depuis 1936. A l’intérieur, observez l’autel de pierre surmonté d’un retable du XVIIIème siècle, où s’appuie un groupe célèbre « Saint Yves entre le Riche et le Pauvre », chef d’œuvre de l’Art Populaire Breton du XVIème siècle. Le chancel du XVIIème siècle, séparant la nef du chœur attirera votre attention. Tout comme la chaire à prêcher polychrome (1634).

Le Mur Vauban et l’Île St Gildas. Situé au niveau du Rocher du Voleur, ce mur est construit pour protéger la côte des attaques maritimes. Vauban, maréchal de France et commissaire général des fortifications, installe des défenses notamment aux Sept-îles ainsi qu’à Port-Blanc. Au large, l’île de St Gildas est conçue comme un avant-poste protégeant la zone en retrait. En 1682, l’île est rattachée au domaine royal. En 1834, il ne reste dans l’île que quelques bâtiments, dont la chapelle construite en partie de galets et l’oratoire. Attention, cette île est privée et n’est accessible que lors du Pardon aux chevaux (début juin).

 

Le Rocher de la sentinelle. Au pied du monument, on peut voir une poudrière et à son sommet une petite guérite. Elle est démolie puis reconstruite au début du XXème siècle à l’initiative de Théodore Botrel, écrivain, qui y ajoute deux statues : saint Tugdual et Notre-Dame de la Mer.

 


Le Moulin à Marée de Buguélès.
Véritable symbole de la commune de Penvénan, l’origine du moulin à marée de Buguélès remonte à la fin du XVème siècle. L’utilisation de la marée pour actionner un moulin semble dater du XIIème siècle. On en trouve beaucoup le long des côtes bretonnes.

Le moulin est placé au milieu d’une digue comportant deux ouvertures ou pertuis. Le premier orifice laisse entrer l’eau à marée montante, tandis que le second, sur lequel se trouve la roue à pales, la libère quand la mer redescend.

 



A Plougrescant

La Chapelle Saint-Gonéry. A l’entrée du bourg de Plougrescant, laissez vous surprendre par le petit air penché de cette chapelle pittoresque. Dédiée à Saint Gonéry, moine guérisseur venu d’outre-Manche, sa tour remonte au XIème siècle et l’édifice présente une partie romane à l’ouest. A l’intérieur, le plafond présente des peintures remarquables de style roman, figurant l’Ancien et le Nouveau Testament, et notamment les épisodes de la vie de la Genèse, du Paradis perdu, du Christ et de la Passion.


L’enclos de la Chapelle St Gonéry. Les jours de pardon, le prêtre s’adresse aux fidèles venus honorer Saint Gonéry, depuis la chaire (XVème siècle), dont la tribune est sculptée de scènes de la Passion. Tout près, se dresse un If, symbole d’éternité ou de mort. Dans la mythologie celte, il représente l’arbre funéraire.

Situées à l’entrée sud de l’enclos autrefois occupé par un cimetière, les trois croix (XVIème siècle) représentent le Christ entouré du bon et du mauvais larron. La croix centrale est ornée d’un calice et d’une inscription citant la date de son édification, ainsi que le nom d’un prêtre. Ces différents éléments, tout comme la chapelle Saint Gonéry, sont classés Monuments Historiques.

La Chapelle de Keralio. Protégée au titre des Monuments Historiques depuis 1966, l’édifice est privé et partie intégrante du Domaine de Keralio, dont le Château se situe sur la commune de Plouguiel.

Le Petit Patrimoine. La commune de Plougrescant est parsemée d’éléments patrimoniaux de plus petite taille. Nombreux sont les lavoirs et les pigeonniers que vous pourrez observer au détour d’un sentier de randonnée. Au large, sur l’île Loaven, c’est un oratoire qui a été érigé en mémoire de Sainte Eliboubane, mère de Saint Gonéry.



A Plouguiel


Le Château de Keralio
dont le plus ancien élément est sa tour avancée. Elevée à la fin du XVème siècle par Roland de Sklizon, elle comporte un toit en poudrière, des mâchicoulis sur corbeaux de pierre, des meurtrières en sifflet et est entourée de douves profondes. Tous ces éléments sont caractéristiques d’une architecture défensive et contrastent avec la conception plus résidentielle du corps du logis.

 

Les Manoirs. La commune de Plouguiel est connue pour ses nombreux manoirs : Le Kestellic terminé en 1902 et dont le jardin est visitable (cf. page …), Kerousy inspiré des manoirs nantais remonte au XVème siècle et a été remanié au XVIIème, Lezhildry dont le domaine était au XVème – XVIème siècles une seigneurie pourvue d’un droit de basse justice, et bien d’autres demeures remarquables.

La Chapelle de Kelomad, au toit retombant et coiffée d’un clocheton, remplace vraisemblablement une chapelle plus importante. Elle rappelle la bataille victorieuse que soutient la population contre les Anglais en 1341. La chapelle de Kelomad, « bonne nouvelle » en breton, s’écroule au cours de la Révolution et devient bien communal en 1903 avant d’être reconstruite au début du XXème siècle. Admirez le remarquable calvaire situé devant l’enclos de la chapelle.

Une multitude de Croix. Au fil de votre parcours dans Plouguiel, se dresseront devant vous de nombreuses Croix de chemin. Signe de reconnaissance et de gratitude d’un individu envers Dieu, la Croix est aussi un repère pour les voyageurs, ou encore un symbole d’accords privés ou d’actes de justice.

Le Viaduc de Kerdeozer. Au début du XXème siècle, ce viaduc, constitué de dix arches, permet au train de la ligne Tréguier – Perros-Guirec de franchir le site accidenté de Kerdeozer. Inauguré le 11 août 1906, il reste en usage jusqu’au 15 avril 1949, date de fermeture de la ligne. Cet ouvrage utilise une nouvelle technique pour l’époque : le béton armé, qui vaut à l’ingénieur Harel de La Noé une réputation de grand bâtisseur.



La Passerelle Saint-François
, suspendue sur la rivière du Guindy, remplace en 1837 l’ancien bac qui assurait la liaison entre Tréguier et Plouguiel. Il est lui-même supplanté en 1877 par le pont noir. Le nom du lieu rappelle l’implantation d’un couvent de Saint-François à proximité jusqu’à la Révolution.

 


A Tréguier

La Cathédrale Saint Tugdual. Reconnue comme l’une des plus belles d’Armorique, la Cathédrale de Tréguier est dédiée à St Tugdual depuis le Xème siècle. Très impressionnante, sa flèche du XVIIIème siècle surplombe toute la ville à plus de 60 mètres de hauteur … tout en gardant une légèreté due sans doute aux motifs de jeu de cartes qui l’ajourent. La présence de ces piques, cœurs, carreaux et trèfles s’explique par les gains pris sur des loteries par Louis XVI pour financer le clocher. Partez à la découverte des différentes étapes de sa construction : de la Tour Romane aux dernières restaurations du siècle dernier, en passant par la flamboyance du déambulatoire gothique. Amusez-vous à distinguer les différents styles architecturaux de chacun des piliers de la nef. Admirez le tombeau de Saint-Yves, les trois porches extérieurs, la hauteur de la voûte, les Grandes Orgues du XVIIème siècle.

Le Cloître de la Cathédrale, de style gothique et contemporain du porche des Cloches, est un quadrilatère irrégulier possédant une voûte en bois, le projet d’un voûte en pierre ayant été abandonné. Il reste cependant de ce premier projet les grands arcs-boutants. Exceptionnel avec ses 48 arcades, il vous offre le meilleur point de vue sur le chevet et les trois tours de la cathédrale.

L’ancien Monastère des Augustines. Construit au XVIIème siècle, cet ancien couvent était un Hôtel-Dieu. Les Augustines, sœurs hospitalières, arrivèrent à Tréguier en 1654. Aujourd’hui classé Monument Historique, il abrite le centre St Augustin. La Chapelle du monastère est ouverte toute l’année au public (9h-18h du lundi au samedi). Accès au monastère uniquement lors des visites guidées : chapelle de l’Hôtel-Dieu, cloître du monastère, cellules des moniales…).

La Maison Natale d’Ernest Renan, monument national. Propriété de l’Etat depuis 1946 et transformée en musée, cette pittoresque maison d’armateur à pans de bois du début du XVIIème siècle abrita les quinze premières années d’Ernest Renan qui y naquit en 1823. Au rez-de-chaussée se trouvait l’épicerie de sa mère et l’arrière-boutique. Perchée sous les combles, sa petite chambre d’écolier domine les toits de la ville et le paysage autour de la rivière. Dans une salle du premier étage, on a reconstitué, avec du mobilier authentique, le cabinet de travail de celui qui devint plus tard administrateur du Collège de France. De nombreux documents et souvenirs de l’auteur de la « Vie de Jésus » et des « Souvenirs d’enfance et de jeunesse » y sont précieusement conservés.

Les Maisons à Pans de Bois. Le cœur historique de Tréguier présente de nombreuses maisons à pans de bois et autres hôtels particuliers aux détails architecturaux remarquables. Au 12, rue Colvestre, une maison à pans de bois du XVème siècle a perdu sa polychromie et son pignon sur rue. Ses étages à encorbellement permettaient de consolider la structure de la construction et de protéger le torchis et le bois peint. Au 22, rue Ernest Renan, cette maison possède deux murs en pans de bois et en encorbellement. L’arrière de la maison est flanqué d’une tour ronde, sommée au début du siècle d’un étage carré. D’autres demeures d’intérêt se laisseront découvrir rue St Yves, Place du Martray ou dans le bas de la rue Ernest Renan.

Monuments commémoratifs. Place du Martray, cette statue est inaugurée en 1903 dans un climat de préparation de la loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat. Elle représente Renan aux côtés d’Athéna, déesse de la Raison, symbole de la Science et de la Sagesse. Dans le Bois du Poète, une stèle rend hommage au poète Anatole Le Braz.
Place du Général Leclerc est érigé un monument mort, également appelé «La Pleureuse». Pour cette œuvre, Francis Renaud utilise Marie-Louise Le Put comme modèle, devenue veuve au cours de la Première Guerre mondiale. Elle est habillée de la mante de deuil, vêtement porté jusqu’à la Seconde guerre mondiale, avec une grande capuche protégeant sa coiffe.

Les Mégalithes de Tossen Keller. De forme elliptique ouverte vers l’est, l’ensemble du Tossen Keller comprend cinquante-huit blocs, en schiste pour les plus petits, en granit pour les plus grands. Certains pèsent jusqu’à 5 à 6 tonnes. Découvert à Penvénan, l’ensemble a été reconstitué sur les quais de Tréguier.

Le Pont Canada. A partir de 1619, le nom de Canada apparaît associé au bac, reliant Tréguier à Paimpol, sans que la raison en soit connue. En 1835, un premier pont est érigé. En 1885, une travée tournante est construite, et en 1921, le pont de chemin de fer lui est adjoint. En 1944, le pont est détruit afin d’empêcher les troupes allemandes de reprendre la ville. La même année, on entreprend de reconstruire le pont ferroviaire, mais il s’effondre.
En 1951, le pont routier est relevé.



A Trézény

L’Eglise Saint-Zény. Construite en schiste et granit au début du XXème siècle, cette église est dédiée à Saint-Zény, ancien évêque né en Irlande et venu chercher le repos en Armorique avec 70 disciples. A l’intérieur de l’édifice, les fonds baptismaux sont constitués d’une cuve surmontée d’un couvercle. Sur l’une des faces de la cuve, est sculpté un écu, privé aujourd’hui de sa polychromie, représentant les armes de la famille Kermorvan. Une cuvette accompagne la cuve, car jusqu’au XVIIème siècle, c’est au-dessus d’elle que le nouveau-né à baptisé est présenté afin que l’eau bénite ne soit pas souillée.

 

   

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